Angelique Dufoix

« Ce statut me permet de pouvoir consacrer du temps à mes enfants et m’offre une certaine liberté de gestion de mon planning avec un chiffre d’affaires très correct »

« Il n’y a pas mieux qu’être son propre patron mais attention à l’absence de congés payés et autres avantages du salariat perdus. Bonne chance !!« 

Angelique DUFOIX a créé son entreprise individuelle en 2012. Elle intervient comme assistante juridique pour différents cabinets, à titre indépendant. Cela signifie qu’elle n’est pas salariée des cabinets pour lesquels elle intervient.

Désormais maman de deux enfants, elle avait repris ses études en alternance avant de se mettre à son compte. Elle envisage désormais de poursuivre en Master de droit, une vraie Wonderwoman.

Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

Mes clients sont des cabinets d’Avocats qui me missionnent pour certaines prestations. Je m’occupe notamment des démarches au palais de justice, de la communication de pièces, de la facturation de leurs clients.

Les cabinets pour lesquels je travaille me confient également la co-rédaction de certains actes (conclusions, assignation, requête etc.). Il m’arrive aussi d’assurer des mises en état (ce sont des audiences de procédure au tribunal de commerce et au conseil des prud’hommes).

C’est un métier qui peut être anxiogène mais comme naturellement tout est validé ensuite par mes clients (les cabinets), cela permet d’alléger la pression.

Comment avez vous décidé de monter votre entreprise ?

Employée à mi-temps et arrivant en fin de droit POLE EMPLOI, je souhaitais conserver mon mi-temps et occuper le second mi-temps, alors j’ai créé ce statut auto-entrepreneur. Puis c’est ce dernier statut qui a finalement connu le plus grand succès donc je suis autoentrepreneur depuis 2013 (NDLR : l’expression « auto-entrepreneur » fait référence au statut de l’entreprise individuelle régime microsocial et fiscal – cliquez-ici pour en savoir plus)

Concernant mon parcours, après avoir loupé le délai d’inscription en fac de psycho après le bac, j’ai cherché un travail. J’ai été caissière, animatrice, vendeuse. Et puis par hasard un jour, je suis tombée sur une annonce pour une école en alternance. Cela me permettait d’être rémunérée. Cela m’a tout de suite parlé. J’ai pris contact avec l’école, j’ai passé les tests d’admission et voilà ! Un an et demi de cours et de stage en cabinet d’Avocats ont fini de me séduire. Je compte reprendre mes études de Droit. Plus jeune, DUPONT MORETTI me faisait déjà frissonner.

Comment le fait d’être entrepreneuse est-il perçu par votre entourage ?

Ce statut me permet de pouvoir consacrer du temps à mes enfants et m’offre une certaine liberté de gestion de mon planning avec un chiffre d’affaires très correct ; donc ma famille n’a qu’à s’en féliciter.

Mes amis sont plutôt fiers de moi car ils savent ce que cela représente (recherche de clientèle, obligation d’excellence…n’étant pas salarié, mes clients peuvent arrêter de travailler avec moi n’importe quand).

Diriez-vous que vous avez plus ou moins de temps que lorsque vous étiez salariée, à consacrer à votre vie privée ?

Je dispose de plus de temps pour ma famille mais également pour moi lorsque j’ai des projets autres.

J’arrive à très bien compartimenter le travail et ma famille : je ne stresse pas une fois ma journée terminée.

Comment réagissez-vous face aux critiques ?

J’ai la chance de travailler avec des clients bienveillants, et j’accueille leurs rares critiques avec sérénité et envie de progresser.

Quelles sont vos perspectives ?

Je souhaite réellement lever le pied sur mon activité, d’un commun accord avec mon mari, afin de me consacrer aux enfants jusque septembre et ne travailler que deux jours par semaine jusque nouvel ordre, pour pouvoir me consacrer à l’écriture d’un manuscrit.

J’ai également pour projet de reprendre mes études de droit.

Un mot pour celles qui hésitent à se lancer ?

Peut-être de ne pas se précipiter en lâchant la proie pour l’ombre mais de garder confiance dans le projet jusqu’à ce que celui-ci soit suffisamment rentable et pérenne. Une étude de marché est très souvent essentielle avant de se lancer. Ceci afin de s’assurer d’avoir bien compris toutes les obligations légales résultant de la forme juridique choisie.

Autres choses que vous voudriez ajouter ?

Il n’y a pas mieux qu’être son propre patron mais attention à l’absence de congés payés et autres avantages du salariat perdus. Bonne chance !!

Publié par contact@girlboss-club.fr

GIRLBOSS.fr est un espace collaboratif et d’entraide pour que vos projets puissent devenir une réalité. Toutes les ressources sont gratuites. Ce site a été fondé par une ancienne avocate en droit des affaires, pour les femmes qui souhaitent entreprendre dans un milieu encore masculin.

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